Le village de Puéchabon
Découvrez ici le village de Puéchabon et son histoire. Ces pages sont reconnaissables à leur palette : vert bouteille et rouge sang-de-boeuf, les couleurs historiques de Puéchabon.
Puéchabon est un village héraultais, en Occitanie, dont le nom provient de l’Occitan et signifie « Puech d’Abon ». En Occitan, Puech, Pueg ou encore Pioch désigne des promontoires, petits reliefs… La trace du terme « Abon » a été perdue. Le village est perché sur l’une des sept collines enserrant l’est de la vallée de l’Hérault.
Entourée par les communes de St Guilhem le Désert, Aniane et Argelliers, à 24km de Montpellier, la commune est traversée par quatre cours d’eau : le fleuve Hérault et les ruisseaux des Corbières, du Grigoulet et de la Combe du Bouys. Ses garrigues et les gorges de l’Hérault sont classées en deux zones Natura 2000, deux espaces protégés et trois zones zones naturelles remarquables. Exposé à un climat méditerranéen,
Des zones naturelles d’exception
Puéchabon abrite deux zones Natura 2000 : les Gorges de l’Hérault et les hautes garrigues du Montpelliérais.
Les Gorges de l’Hérault
Les gorges du fleuve Hérault, qui prend sa source sur l’Aigoual en Cévennes, sont classées dans le Grand Site de France des Gorges de l’Hérault et dans le Geoparc pour l’intérêt qu’elles suscitent, tant en richesse de ses biotopes que dans la variété géologique qui la constitue. Sur une superficie totale de 20 788 hectares, l’eau a tracé son chemin à travers les causses emblématiques du sud de la France.
Le relief alterne entre les causses (plateaux) des contreforts cévenols, où l’on trouve des zones de pastoralismes, anciennes charbonnières et forêts, et les gorges, parfois abruptes. À cheval entre des secteurs karstiques, calcaires et dolomitique, le site fait le bonheur des amateurs de minéraux.
Les falaises des gorges sont riches de plus de 800 espèces végétales et abritent de nombreuses espèces d’oiseaux et de chiroptères. La zone, calme et fraîche, attire également les oiseaux migrateurs en transit. Il n’est pas rare d’assister à l’arrivée des cigognes au début du printemps. Les guêpiers d’Europe, Loriot et Chevalier guignette peuplent ses rives au côté des rainettes méridionales, Tritons et Grenouilles rieuses. Les plus chanceux pourront peut-être observer l’aigle de Bonnelli.
Les chênes, saules, frênes et peupliers couvrent les abords du fleuve. Quelques espèces végétales rares se trouvent également le long de l’Hérault : le pin de Salzmann, le campanules à belles fleurs…


Les Hautes Guarrigues
Couvrant les territoires de 37 communes sur près de 45 000 hectares, les Hautes Guarrigues du Montpelliérais constituent la plus grande zone Natura 2000 du département de l’Hérault. Du Mont St Baudille (848m) au Pic Saint Loup (658m), en triangulant avec le Roc Blanc (942m), le paysage est marqué par l’alternance des massifs, plaines, causses, des pentes abruptes, des falaises et une grande variété de cours d’eau. L’ensoleillement y est fort, avec une influence des Cévennes et du Larzac pouvant amener des épisodes de gels et de grand vent. Les épisodes cévenols font partie intégrante du climat local.
Ces grandes amplitudes thermiques, la dominance du vent du Nord et les variations d’altitude ont mené la végétation à être particulièrement adaptée à ce climat si particulier. Le pastoralisme, très présent jusqu’à la fin du XXème siècle et les activités humaines ont contribué à façonner ce paysage unique. Le recul du pastoralisme et la disparition d’une partie des activités humaines permet aux chênaies de se développer et de reboiser le territoire.
La viticulture occupe toujours une place de choix, plusieurs labels et AOP/AOC sont présents sur l’ensemble de la zone des Hautes Guarrigues.
Les ZNIEFF
Puéchabon présente aussi la présence de trois ZNIEFF : zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Les ZNIEFF de type 2 du Massif des Gorges de l’Hérault et de la Buèges et des Guarrigues Boisées du nord-ouest montpelliérais, ainsi que le Cours moyen de l’Hérault et de la Lergue. Si les ZNIEFF ne sont pas des protections réglementaires, elles permettent une gestion réfléchie et personnalisée des espaces naturels et urbains qui s’y trouvent.
Un intérêt scientifique
De part son climat et ses larges zones naturelles préservées, Puechabon accueille le site expérimental du CNRS (Centre National pour la Recherche Scientifique) et du CEFE (Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive). Le laboratoire y étudie notamment les effets du réchauffement climatique sur les forêts méditerranéennes.
Les chercheurs du CEFE, en partenariat avec l’ONF (Office National des Forêts) étudient la croissance de la forêt de chênes verts de Puéchabon, estiment les stocks de carbone à travers une tour à flux que l’on peut apercevoir dépasser de la cime des arbres. Le changement climatique y est également simulé depuis 2003 avec des exclusions de lumière, précipitations, du chauffage du sol…
La présence discrète du laboratoire n’est que peu remarquée par les passants et promeneurs, mais elle représente un intérêt majeur pour la compréhension des écosystèmes face au réchauffement climatique.

Histoire
La plus ancienne occupation humaine de Puéchabon remonte au XIème siècle avec le hameau de Montcalmès, aujourd’hui en ruine. Étant l’une des premières possessions de l’abbaye d’Aniane, abbaye-mère de la célèbre abbaye de Gellone (St Guilhem le Désert), le village est mentionné pour la première fois en 777 par Charlemagne.
Le Fort, bâti au sommet du « Pueg », est peu à peu entouré d’une circulade, une organisation architecturale rare, typique de l’Hérault, où les rues forment des cercles concentriques.
Riche du pastoralisme (élevage de mouton), des charbonnières et de l’exploitation des bois, des essences végétales propres aux guarrigues et destinées aux parfumeries. Puéchabon connaît un enrichissement rapide et continu, rare pour un village de sa taille.
Patrimoine
Cette Histoire riche se traduit par la présence successive et parallèle de différentes églises pour suivre l’agrandissement du village, de la mise en place d’un aqueduc souterrain et d’un réservoir d’eau… Puéchabon est aussi l’une des premières communes à se doter de l’éclairage public au gaz. Si une partie de son patrimoine a disparu, beaucoup de vestiges sont encore présents. Des visites sont régulièrement organisées.

